Je suis en putréfaction. Mon corps donne la nausée à mon esprit malade qui veut prendre la place.
Mes chairs me trompent. De mon sexe ne jaillit plus simplement un sperme d'albâtre mais plein du sang pourris de mon antre.
J'abandonne les circonspections idiotes et je crie mon désarroi au creux de mon oreille.
Bedaine et crâne d'oeuf, je vais déambulant dans une forêt de mystérieux arbres applaudissant à mon passage.
Pas un son pas le moindre souffle.Ne marche pas vers la lumière, elle n'est qu'un leur pour appâter ta cupidité émotive.
Me blottir contre une poitrine. Renifler les fluides du corps. Pourriture.
Le goût me manque, me menace inquisiteur.

You are not in. You are not on board. eighty six silence.

Comptage dérisoire absorbé par les tracas bancaires. Là bas le passage du cerbère avec ses pirogues.


Parfois les sous entendus sont mieux perçus. La danse à plusieurs sans contact réel voilà l'avenir de la bien séance.
Il est honteux de se tenir le sexe en main et en public.
Frotti frotta de chairs.
Insulte aux règles de la tendresse en fantasme.
Mieux vaut composter ses charmes pour mieux en retirer la moelle. Rien ne sera plus aussi sombre que se liquide saignant venant du fond de mes entrailles.
La stérile pensée qu'il invite glace l'effroi et le pire anéantissement est là.
Surtout ne cours pas dans le tunnel vers la lumière. accepte le souffle du silence. Un deux trois jusqu'à 86... Comme une invitation à ne plus être seul.