Les changements liés au numérique Les outils de productions, reproduction se sont démocratisées bouleversant des modèles. --Modèle de pensée (un fichier numérique =un fichier numérique, plus d'unicité) --Modèles économique de la culture (la rareté de l'oeuvre disparaît, les biens culturels reproductibles sont reproductible à l'identique) --Modèle créatif (tout le monde peut s'essayer à créer facilement avec un résultat rapide).

==> Naomi Klein évoque dans "No Logo" la génération d'unité de production individuelle de compétences multiples induites par le marché et les structures qui le dominent sans cesse en recherche de flexibilité et de productivité. Cette tendance est dans la droite ligne du numérique qui organise la boîte à outils de ces nouveaux individus "entrepreneur individuel", citoyen en option ? Les changements liés à l'Internet Le réseau a toujours été au coeur de la création de valeur par l'interconnexion des personnes, structures en vue de collaborer pour produire, échanger, créer.

C'est un phénomène ancien que la constitution de réseau, cf. l'agenda de l'attaché de presse, ce processus pouvait prendre du temps et nécessitait un véritable travail de relations, de rencontres. Avec Internet, le réseau est là de facto, c'est la nature même des possibilités de rencontres d'échanges, de relation qui se modifient.

Le contact anonyme par interface numérique libère les individus d'inhibitions, du corporel et facilite les mises en relations impersonnelles mais collaboratives, il y a démultiplication des capacités réelles et fantasmées d'agir sur la réalité.

L'échange et le partage sont devenu des moteurs de cet espace. Internet n'est pas qu'un marché, 80% du Web et des réseaux sont animés par des quidams aux motivations variées.

Internet fonctionne comme les individus c’est-à-dire pas toujours rationnellement.

Les enjeux de ces nouvelles pratiques pour la création & la démocratisation culturelle La création s'expose directement aux sens, l’Internet contourne les intermédiaires des marchés en reliant directement les artistes/créateurs au public et vis versa.

C'est un champ d'inspiration pour imaginer, créer, confronter. C'est la culture vivante en mouvement. Il n'y a pas à la démocratiser chacun d'entre nous à ses racines et ses codes. Les bouleversements des "industries et artisans" sont à leurs débuts car les moyens de créer de la valeur changent.

Un discours sur la perte du droit d'auteur est un discours sur la perte d'un certain type de conception des droits d'auteurs, ce discours est celui de certains lobbies puissants car ils ramassent depuis longtemps les droits dans la sphère réelle et voudraient faire de même dans l’Internet. Le problème étant la non-territorialité du réseau et l’extrême capacité d'adaptation et de collaboration (pour continuer à entretenir les flux qui le constituent) des internautes. Internet est bénéfique à la création mais avec d'autres modèle de créations de valeur. L’érection de murs législatif est un leurre pour rassurer les lobbies. Les vrais combats sont dans la diffusion des oeuvres et dans la construction, l’évolution la préservation de la Culture commune dans chacune de ses particularités. Les lobbies ont démontré depuis longtemps leurs tendances à formater, standardiser pour faire plus de profits en touchant le plus possible de personnes = culture de masse et perte des identités. Aujourd'hui une Fnac (leader sur le marché de la musique et ayant un discours sur la diversité, à la ≠ des centrales achats des hyper et supermarché) propose à ses clients un large éventail de choix mais 90% des espaces de vente sont destinés aux gros opérateurs du marché ne représentant que 10% de la création réelle. Voilà ce qui sous-tend les raisonnements des lobbies, voilà la réalité. Une volonté de marchandiser et standardiser la culture. C'est impossible.

Des expériences se rapprochant du logiciel libre avec les licences créative common ouvrent de nouvelles pistes. La culture sera toujours aux coeurs de conflits d'intérêt tant que sa nature de bien commun ne sera pas prise en compte. Des luttes sont à prévoir encore. Le peer to peer n'est qu'une volonté de partage entre individu et cette chose est intrinsèquement humaine. Internet est déjà un marché pour de nombreux biens culturels, certains modèles fonctionnent. Attention à ne pas laisser aux mains de ceux qui voudrait imposer des outils de contrôle, l'apanage de décider notre culture. (DRM-microsoft-Sony-Apple dominent, en face les réseaux peer to peer et du libre)