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mercredi 31 janvier 2007

Entendu

Le silence est un compagnon sans complaisance.

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samedi 27 janvier 2007

élite

mon voisin me cherche les poux pour tout mais y'a de quoi j'avoue c'est que je crois avoir le plus beau jardinet du quartier oui, du quartier tout entier!

mon voisin t'auras beau pschi-pschitter tes parterres avec méticulosité ça restera toujours le même vieux cloaque de la vermine et des intempéries ennemi

mon voisin veut me mettre dces claques! il est tellement jaloux, jaloux de tout! c'est qu'à l'entrée du plus beau jardinet du quartier y'a la plus belle voiture du quartier, oui, du quartier dans son intégralité! quelle injustice! Et comme j'ai aussi la plus belle femme de tous les pâtés de maisons réunies y'a vraiment de quoi en faire une maladie! les dieux sont avec moi!

et comme il n'a pas de chance avec moi je peux m'habiller n'importe comment ça me va toujours bien c'est justement ce que me dit ma femme (qui est la plus belle du quartier) quand elle est dans son rotin dans le plus beau jardinet du quartier alors que le voisin derrière sa haie mal taillée par son vieux sécateur rouillé peut admirer inaccessible la plus classe chignole du quartier dire à sa femme qu'elle est bien taillée et pour la petite histoire sachez qu'il ne vient plus manger chez nous les meilleurs plats de toute la zone comprise c'est vrai que je suis un peu privilégié

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jeudi 25 janvier 2007

brouillon de vie

Au début il y a la mort
mort d'un papa parti trop tôt ,

Papa dont le souvenir n'est plus qu'une odeur de vieux papier
à travers quelques lettres.
eh oui mon papa à moi y sens le vieux papier.

Ils sont venus tres tôt avec leurs têtes de statistiques
m'expliquer la vie et ses aboutissants ,isolant l'enfant
dans ses contradictions nouvellement acquisent.

Puis ils ont voulu me faire croirent au bon dieu et au père noël
mais je sais qu'il y a autant de bon dieu que d'homme
et pour le père noël manifestement ma famille était dans le coup.

M'isolent un peu plus dans cette nuit sans fin
ou habite l'honnêteté de la douleur,
j'acquis une autonomie de pensée
et une aversion pour le mensonge,

Isolement ciment de mes convictions.

Mais un jour un monsieur est venu me chercher
il a ouvert la porte ,les fenétres ,tirer les rideaux
pour y laisser passé la lumière
je me suis vu pour la première fois
j'ai eu peur ,j'ai ris ,j'ai crier ,j'ai pleuré
j'ai vu la haine
j'ai vu l'amour
le chaos de la naissance.

Ce monsieur d'apparence familière ,c'était moi
que je n'ai pas vu grandir
qui suis maintenant papa
de mes enfants et de moi meme.


                Luc ,je suis mon père

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lundi 22 janvier 2007

de la prescription recontextualisée :la PREPARATION H

Contexte originel: administration oral du cachet "Préparation H" pour le décongestionnement des veines de l'anus occasionnant l'état hémoroïdaire. Il s'agit de replacer l'administration en réactualisant la prescription, le but étant un résultat optimisé grâce à une cible nouvellement déterminée: le décongestionnement psychologicosomatique et cérébral et ses symptômes afférants. IL S'AGIT D'OPERER LE DECONGESTIONNEMENT NON PLUS PAR LE BAS MAIS PAR LE HAUT, siège de toutes nos affections ( s'il est permit pareille figure). L'hémoroïde a toujours comme origine des noeuds psychologiques. Ce renversement physique et sémantique est d'autant plus légitime que le cerveau, si l'on ose se pencher dessus, n'est, sous certains aspects, qu'une belle hémoroïde à-travers laquelle circule un courant de faible intensité. Ainsi, ce raccourci de l'anus à la tête conduira en toute logique à appliquer ladite préparation finement moulue, sur les tempes. Tout de même moins traumatisant qu'une trépanation ou le suppositoire ou la crème rectale, non? Les résultats sont stupéfiants. Satisfait ou remboursé.

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dimanche 21 janvier 2007

j'ai fait une phrase

Le temps c'est du rien que tout peut renaître. Non, en même temps c'est du rien que tout peut renaître.

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jeudi 18 janvier 2007

boudin bleu

J'ai mon sac de farine. Bien. Il fait un peu nuit et c'est préférable. Je m'installe avec réticence sur le lit nuptial posé à même le bitume, là, en pleine rue. A défaut de la belle et sensuelle X pour qui j'ai bien voulu me prêter à ce jeu stupide et initiatique, je dois me contenter d'une femme que je ne connais pas, concentré de toutes les employées de cantine que j'ai pu croiser sur ma route. Elle a un bec de lièvre. Je ne peux plus esquiver. Il y a maintenant du monde autour du matelas, des appareils photos, un silence cérémonieux. La nuit est opaque. Elle arrive enfin, s'allonge à ma gauche. Sa grande bouche fond sur la mienne je n'ai pas le temps de réfléchir, elle a une grosse langue avide, carnassière, qui ressemble à un vieux boudin. Hélas, le baiser est sec, farineux, tout cartonné, un vrai désastre. Je prends peur, il est l'heure d'aller au boulot et de se rhabiller.

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mardi 16 janvier 2007

eux aussi !

De Jeanne D'arc a De gaulle
Marie et pierre curie ( de la bombe disait pierre )
Avant la grotte et le feu, la premiere proctection fut la peau, et souvent la peau de l autre.
Quelques cm2 de paix enfin retrouvée
Moi aussi et toi itou: avons trouvé contre l'autre, la ou nous sommes confondus comme l eau
Coucher avec l'autre c'est juste etre un peu plus prés de soi ( contre l'autre )

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Mystic revelation from the ras-tafanari

Y zont couché ensemble. Enfin, y zauraient couché ensemble : information à mettre au conditionnel. Parce que personne n'a jamais voulu rien affirmer. Mais bon, personne n'a jamais rien osé réfuter non plus. C'est là qu'on se demande. Ah ça les a fait marrer les mecs, ouais mais moi je me demandais, c'est tout. C'est un détail dans une relation faut croire. Certes, mais bon.
Un jour y'a un vieux docteur ès cinquante et un accoudé sur un vieux comptoir qui m'a dit : "Aujourd'hui tu vois ma nine écoute moi, y'a deux choses qui font tourner le monde: la caillasse et le tafanari des gonzesses". Traduire : le pognon et la baise. Et il a rajouté : "Le cul c'est l'arme du futur".
Un visionnaire le vieux.

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C'est mon jour

Le temps ou nous sommes
Quand, oh quand la pluie et la neige bourasquent
On ne sait plus très bien quand partir
Jamais savoir, quand partir, comment partir

Il y a des paroles proches
Proches et sur le fil du souffle
tout près tout près
des soupirs d'être bien

Toujours jamais
Partir faire un tour
juste pour un moment
sous les trompettes

Tinlinlin tilllalala....

Et là je regardes ces choses jusqu'a ton sourire
Et là je regarde ce jour comme le mien

Tinlinlin tilllalala....
Sous les trompettes qui resonnent de joie pures...

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vendredi 12 janvier 2007

et encore et encore une petite...

Le camping ou le vernissage ? Là était fiché tout son être. La plastique ou les moustique des marais. Il se voyait bien la chouffa frisée à l'air du bush. Les passant de soixante balais trainaient, un couple et un autre membre de la famille. Plutôt vener, en retrait.
Bon aller pas de dispersion, pile ou face. Difficile de choisir. 86 lances pour tout faire. Un rien l'amuse alors pour ne pas sombrer il sait maintenant qu'il vernira avec son sac à dos équipé de campeur. Du grand style, toujours trouver un moyen pour tout avoir... C'est mieux.

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et encore

Le vieux vinyl de Stevie Wonder lui chante un Pastime Paradise qui réveille sa mémoire. Une petite fourmi lui dit qu'elle est aussi cette étoile minuscule qui se lève tous les soirs bien plus tard que les autres. L'agence immobilière d'en-face aux vitrines illuminées de néons rouges a l'air d'une vieille raccoleuse hollandaise en mal de romantisme et aux charmes dégriffés ni repris ni échangés en période de soldes.

Tout à coup c'est une autre lumière qui s'éclaire dans l'esprit de notre âme femme : était-ce quatre-vingt silences ou quatre-vingt six lances ? Elle se dit qu'en comptant un de plus ou un de moins l'énigme aurait été résolue rapide. Hélas pour dénouer cette complexitude elle devra compter avant tout sur sa patience et sa détermination. Un silence vaut-il plus ou moins que six lances ?

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Une petite histoire encore et encore

Il était une casserole sur le feu et les poivrons frémissaient avec plein d'autres truc savoureux. L'ail; l'ail... Ruminant sans conviction. Il devait agir. Comment faire.
Lacher prise et en même temps faire une tentative. Son sang bouillant tournait en vinaigre. Un petit coup de fil à machin et hop l'affaire sera règlé comme du papier à musique. Il vont te l'arranger à grand renfort de coup de latte de dingue pour le transformer en charpi.
Le crime planait dans sa tête malade.

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Une petite histoire encore...

Trois rues plus loin du côté de la maison natale de Nostradamus une autre âme se souvient du désert de ses ancêtres. Souvenirs de révélations, de miracles et de prophètes. Sentiers rocailleux arpentant les dunes parmi les villages bédouins et les fleuves où s'abreuvent les mules et les papyrus.
Cette âme femme entend l'histoire de ces vieilles âmes d'un autre temps. A l'écoute des rayonnements des astres, des présages migrateurs, des humeurs du temps, des tumeurs des esprits et des rumeurs des hommes, elle sait pourquoi elle a débarqué dans cet univers-ci dans cette vie-là. Elle sait pourquoi elle n'est pas de ce temps-là. Elle a gardé le goût du sang que les combats fratricides faisaient couler sur une terre aride et désolée.

Ici le petit angelot de la vigne lui raconte l'histoire de la fleur qui est en lui. Son sourire lui redonne de l'espoir lorsqu'elle discerne le rosé du halo de lumière qui l'entoure. Les signes sont aisés à décodér dans ce nouveau monde dont on a amputé l'organe spirituel et dont la magie mystique est reléguée au rang de délire psychotique.
Le chemin se dessine tout seul sous ses pas, comme elle sait qu'il appartient à chacun d'entre ces mortels de traduire ce qui est inscrit sur les panneaux qu'il croise et de suivre l'un d'entre eux. Jusqu'à ce qu'il advienne ce qui doit advenir et jusqu'à ce que le cercle des trente six âmes pures aux quatre-vingt silences se soit reconstitué.

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Une petite histoire

On ne sait plus par où commencer. Le desert est à la porte. Une immensité de silence. Les pas tournent en rond, les tréfonds sont dans les tripes. Depuis un moment la philosophie s'impose. Arrivé là par hasard, l'allumette glisse sur le courant du ruisseau de sueur qui emcombre son oeil triste.
Une détermination sans jalons. Un pied ancré dans la marche vers un lointain d'inconnu. Il est sortis. Il fait un froid franc et la brise raconte mille souvenirs attendris. La pente est douce et la maison du coin à une forme photogénique. C'est là qu'il vire nonchalant dans la nuit. Jamais il n'aurait imaginé laissé son septre et les forces de sa toute puissance avec autant de souplesse. Comme le roseau il s'affesse dans le vent. il avance, dans la ruelle trop éclairée pour faire peur. L'odeur des tuyas embaume.
Au diable les varices les ordures s'amoncellent à côté du square et puis à gauche une doite ligne jusqu'au mur. La mamie est partis le compteur bloqué depuis 3 années. Pourquoi se perdre dans des stations balnéaires en carton. Le factice est criard.
Jadis la nature etait faite de rang de vignes et les bornes de pierre donnaient sans aucun doute la position. Des courses folles dans les colines d'herbes bruléés de juillet avec une imagination au turbo. Passer à côte des trous et des interrogations imberbes des jeunettes en fleurs. Un sport de combat pour les meninges et les pulsions.
On continuera plus tard,c'est une histoire d'éternité...

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jeudi 11 janvier 2007

erratum

En rectification au billet du 9 janvier intitulé "Diction", portant sur l'érotisme torride de la morte saison,
il ne fallait pas lire "UN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX
(...), mais UN HIVER TROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROP
DOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROP
DOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROP
DOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROP
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DOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROPDOUXTROP
DOUXTROPDOUX

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mardi 9 janvier 2007

privilégiée relation

Ne jamais oublier que, dans la relation privilégiée qui relie le Petit Train au Petit Chef, le Petit Train peut se passer du Petit Chef, alors que le Petit Chef NE PEUT PAS SE PASSER DU PETIT TRAIN. Ne jamais l'oublier.

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diction

UN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUXUN HIVER TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX TROP DOUX..

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jeudi 4 janvier 2007

le temp passe

Si de 40 à 60 ans on y va en YZ ça va.
ouai ta raison ,faut qu'on arrete le solex
t'es fou ou koi ,on est à pied ,on a meme pas eu le droit à un vélo

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